Infos historiques et politiques intéressantes

on . Publié dans Le quebec

Nous avons tous entendu l’adage : « Pour savoir où l’on va, il faut connaitre d’où l’on vient ». Celui-ci se transpose certes à l’immigrant qui, en tant que nouveau Québécois, gagne à connaitre l’histoire de son peuple. Ce faisant, vous serez en mesure de mieux vous intégrer dans la société puisque vous comprendrez et partagerez des références communes. D’autant plus que vos enfants apprendront l’histoire du Québec et du Canada à l’école… Allez, n’ayez par l’air cancre!

 

Voici la chronologie des évènements significatifs de la Belle-Province :

La Nouvelle-France

1534 Jacques Cartier accoste à la ville de Gaspé et prend possession du territoire aujourd’hui nommé Canada, au nom du roi François Ier.
1604 Première exploration de Samuel de Champlain sur le fleuve Saint-Laurent.
1608 Fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain.
1627 Fondation de la Compagnie de la Nouvelle-France, aussi appelée la Compagnie des Cent-Associés, par Cardinal Richelieu et Samuel de Champlain, entre autres, afin de coloniser la Nouvelle-France et de détenir le monopole du commerce des fourrures.
1642 Fondation de Ville-Marie (Montréal) par Paul Chomedey de Maisonneuve.
1648-1650 Les Iroquois, qui contrôlent la vallée du Saint-Laurent, anéantissent la confédération huronne, alliée de la France.
1654-1667 Les Anglais occupent l’Acadie (aujourd’hui une partie du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse).
1663 La colonie de la Nouvelle-France se voit administrée avec le système français puisque Jean-Baptiste Colbert y est envoyé par le roi Louis XIV.
1670 Fondation de la Compagnie britannique de la baie d’Hudson, née de la rivalité franco-britannique quant au commerce des fourrures et quant à la colonisation de la Nouvelle-France.
1713 Les conflits France-Angleterre ont des répercussions sur leurs colonies : à la suite du Traité d’Utrecht, mettant fin à la guerre de succession d’Espagne, les Anglais annexent les territoires de la baie d’Hudson, de Terre-Neuve et de l’Acadie.
1741-1748 Traité d’Aix-la-Chapelle : la guerre franco-britannique se termine, et le statuquo entre les deux nations se rétablit.
1755 Déportation de plusieurs milliers d’Acadiens (devenus sujets britanniques) par les Anglais. On percevra cette opération comme un nettoyage ethnique de grande envergure, considérant la démographie de l’époque.
1759 Défaite de la France à la bataille des Plaines d’Abraham. La ville de Québec capitule face aux Anglais.
1760 Capitulation du marquis de Vaudreuil, dernier gouverneur général français. Ceci marque la fin de la Nouvelle-France. Les Anglais dominent dorénavant l’Amérique du Nord.
10 février 1763 Traité de Paris : la France cède toutes ses possessions canadiennes aux Anglais, sauf l’archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

Le régime anglais

1774 Acte de Québec : la nouvelle colonie anglaise devient le « Québec ». On y maintient les lois criminelles anglaises et y rétablit les lois civiles françaises. La particularité française et catholique du territoire demeure.
1783 Indépendance des États-Unis : 40 000 loyalistes fidèles à la Couronne britannique se réfugient au Canada, notamment dans les Cantons de l’Est.
1791 Acte constitutionnel : un gouvernement représentatif est institué et partage le pays en deux provinces : le Haut-Canada (Ontario) anglophone et le Bas-Canada (Québec) francophone.
1837-1839 Révolte des patriotes
1841 Acte d’union : un seul gouvernement pour le Haut et le Bas-Canada, maintenant appelés le Canada Uni.

La Confédération canadienne

1867 Acte de l’Amérique du Nord britannique : création de la Confédération canadienne regroupant les provinces de Québec, de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Cet État, aussi appelé « dominion canadien », maitrise entièrement ses affaires étrangères, mais la Couronne britannique reste représentée. La particularité française et catholique du Québec demeure.
1874 Loi sur les Indiens : définition des devoirs de l’État à leur égard et création des « réserves indiennes ».
1877 Le premier chemin de fer transcontinental, le Canadian Pacific Railway, provoque une vague d’émigration vers l’ouest.
1871-1911 Les conservateurs et les libéraux gouvernent le pays en alternance.
  1948 Naissance du drapeau provincial du Québec : le fleurdelisé
  1960 Après la Grande-Noirceur (1944-1959), débute la Révolution tranquille : réorientation de l’État québécois à l’image de l’État-providence, et ce, avec d’importantes mesures sociales et économiques. L’État et l’Église se distinguent, et une nouvelle identité nationale se dessine.
  1967 « Vive le Québec… libre! », lance le général de Gaulle. Les États généraux du Canada français, à Montréal, orientent le Québec vers l’indépendance. Le fédéralisme canadien se voit rejeté. Montréal tient sa légendaire Exposition universelle, l’Expo 67.
  1968 Fondation du Parti québécois (PQ), par René Lévesque. Ce parti à la couleur bleue prône l’indépendance de la province. Pierre-Elliott Trudeau, antiséparatiste, dirige le Parti libéral. On ne parlera bientôt que d’indépendance, qu’on la souhaite ou non, et de crise économique.
  1969 Les Amérindiens et les Inuits obtiennent le droit de vote au Québec.
  1970 Front de libération du Québec (FLQ – mouvement révolutionnaire indépendantiste) et Crise d’Octobre : déclaration de la loi martiale à Montréal. Projet de construction de centrales hydroélectriques dans le secteur de la Baie James. Création de l’Association des Indiens et Inuits du Québec. Robert Bourassa (Parti libéral du Québec) devient le premier ministre.
  1975 Convention de la Baie James et du Nord québécois entre les Cris et les gouvernements québécois et canadien.
  1976 Jeux Olympiques d’été de Montréal. René Lévesque (Parti Québécois) devient premier ministre.
  1977 Vote de la loi 101, charte de la langue française.
  1980 Référendum sur la souveraineté du Québec : 60 % de « non », 40 % de « oui ».
  1982 Refus du Québec de signer l’Acte constitutionnel comprenant plusieurs dispositions constitutionnelles canadiennes (telles que la Charte canadienne des droits et libertés) et modifiant certains Actes de l’Amérique du Nord britannique, comme la Loi constitutionnelle de 1867. Le Québec a été écarté des négociations, durant la «Nuit des longs couteaux », et n’a jamais signé.
  1985 Le Québec réélit Robert Bourassa (Parti libéral du Québec) à titre de premier ministre. Inscription du Vieux-Québec au patrimoine mondial (UNESCO). Il s’agit du premier centre urbain de l’Amérique du Nord à y être inscrit.
  1987 Mort de René Lévesque qui incarne, encore à ce jour, le nationalisme québécois et le rêve d’indépendance du Québec.
  1987-1990 Échec des accords du lac Meech : le Québec maintient sa non-adhérence à la Constitution de 1982 alors que les provinces canadiennes refusent de lui attribuer un statut distinct.
  1988 Création du Nunavik.
  1990 Crise d’Oka : les Mohawks et les gouvernements canadien et québécois s’opposent. La question du statut des Amérindiens revient. Lucien Bouchard quitte le Parti conservateur pour fonder le Bloc québécois (parti fédéral-séparatiste)
  1992 Échec des accords de Charlottetown et du référendum national sur le statut distinct du Québec par rapport au reste du Canada. Montréal fête les 350 ans de sa fondation.
  1993 Jean Chrétien remplace Brian Mulroney à la tête du Parti libéral du Canada et devient premier ministre.
  1994 Le Parti québécois remporte le pouvoir, avec Jacques Parizeau comme premier ministre du Québec.Accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
  1995 Second référendum sur la souveraineté du Québec : quelques milliers de votes (1 %) favorisent le « non ». Jacques Parizeau démissionne, cédant sa place à Lucien Bouchard.
  1997 Entrée en vigueur du Protocole de Kyoto : traité international (qui se verra approuvé par 168 pays en 2010) visant la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques
  1998 Le Parti Québécois de Lucien Bouchard remporte les élections. Le gouvernement inuit (du Nunavut) entre en fonction. Le 8e sommet de la francophonie se tient au Nouveau-Brunswick. Cinquante-deux chefs d’endroits où l’on parle français se réunissent sous le thème de la jeunesse et de l’avenir de la francophonie.
  2001 Lucien Bouchard (PQ) démissionne, n’arrivant pas à ranimer la flamme indépendantiste. Bernard Landy le remplace comme premier ministre du Québec. Fondation du Parti vert du Québec, manifestement environnementaliste. Il ne sera toutefois pas représenté à l’Assemblée nationale, n’élisant pas de député.
  2003 Le Parti libéral de Jean Charest arrive au pouvoir.
  2004 Scandale des commandites au fédéral : accusation de détournement des fonds publics contre l’ancien et le récent Parti libéral. La commission parlementaire, dite « Commission Gomery », lève le voile sur cette histoire de corruption ; le premier ministre canadien, Paul Martin, est blanchi.
  2005 Bernard Landry (PQ) se retire de la vie politique québécoise; André Boisclair lui succède.
  2006 Élections fédérales : les conservateurs de Stephen Harper l’emportent. Ce gouvernement est toutefois minoritaire. Fondation du parti Québec solidaire, dont l’idéologie « de gauche » tend vers l’écologisme, l’altermondialisme et le souverainisme.
  2007 Le Parti libéral (Jean Charest) gagne à nouveau ses élections au Québec (minoritaire). L’Action démocratique du Québec (l’ADQ) de Mario Dumont a été un adversaire redoutable et devient donc l’opposition officielle. André Boisclair, première personnalité politique québécoise ouvertement homosexuelle, démissionne du Parti québécois. Pauline Marois le remplace.
  2008 Stephen Harper est réélu : le Parti conservateur entame un autre mandat au Canada, mais est toujours minoritaire. Jean Charest déclenche des élections provinciales, après 5 ans et demi au pouvoir. Il est réélu mais, cette fois, avec un gouvernement majoritaire. L’Action démocratique du Québec dégringole. Québec solidaire élit son premier député : Amir Khadir, un des deux porte-paroles du parti. La ville de Québec fête les 400 ans de sa fondation. Toute l’année, diverses célébrations ont lieu.
  2009 Mario Dumont quitte l’ADQ, parti affaibli dans lequel il s’était beaucoup investi.
  2010 Le scandale de la construction éclate au Québec, des allégations de collusion pèsent sur le secteur de la construction quant à l’octroi des contrats publics, impliquant potentiellement des partis politiques. Les Québécois demandent une commission d’enquête.
  2011 Les conservateurs fédéraux remportent à nouveau les élections, cette fois comme parti majoritaire. Stephen Harper ne fait toutefois pas l’unanimité au Québec. Les idées de son parti quant à l’avortement ou quant à son retrait du protocole de Kyoto font couler beaucoup d’encre. À l’image d’Occupy Wall Street, Occupons Montréal s’agite du 15 octobre au 15 novembre. Les « indignés » occupent jour et nuit le square Victoria, rebaptisé « Place du Peuple ».Un nouveau parti se pointe sur l’échiquier politique québécois : la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ). François Legault en est le dirigeant.
  2012 L’Action démocratique (ADQ) disparait en fusionnant à la Coalition pour l’avenir du Québec (CAQ).  Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (« Commission Charbonneau ») : les Québécois auront attendu deux ans avant que Jean Charest n’en annonce la tenue. Printemps québécois : appellation controversée inspirée du Printemps arabe. Les fédérations étudiantes et le gouvernement libéral du Québec s’opposent quant à l’augmentation des droits de scolarité. Le port du carré rouge est attribué à ceux qui prônent le gel des droits, la gratuité scolaire ou, du moins, une négociation sérieuse entre les parties. Ceux en accord avec la hausse portent le carré vert. D’abord étudiante, cette lutte devient sociale, voire politique (la gauche contre la droite), alors que le débat sur les droits devient celui de la gestion des universités puis celui de la gestion des finances publiques. Le gouvernement crée la loi 78 afin d’encadrer les manifestations. Au fédéral, le projet de loi C-18 du Parti conservateur sème lui aussi la controverse. Les adversaires politiques et autres réfractaires lui reprochent de reculer, entre autres, en matière d’environnement et de démocratie.

Si vous désirez des informations historiques détaillées, l’encyclopédie libre Wikipédia, dans sa convivialité, saura vous renseigner.

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